Petite théologie de l’amitié

Recension
Calendar7 novembre 2025
PersonJames Hely Hutchinson
Couverture

Vaughan ROBERTS, Petite théologie de l’amitié, Développer des relations centrées sur Christ, tr. de l’anglais (True Friendship, 2013), par Annie LISIMAQUE, Marpent, BLF, 2025, 89 p.

Tant de frères et sœurs au sein de nos milieux évangéliques, en plus de tant de nos concitoyens dans nos sociétés occidentales, brûlent d’envie de connaître des relations authentiques, profondes et saines. Ce petit livre abordable, caractérisé par la clarté et la fidélité aux Ecritures, nous montre la voie.

Vaughan Roberts, connu pour son livre Panorama de la Bible, aborde le pourquoi de nos amitiés (« C’est essentiel pour notre vie chrétienne » ; « Aucun de nous n’est exempté », p. 21-22). Il passe ensuite au quoi et au comment : la proximité, la fidélité, la sincérité, le tact. Il conclut en insistant sur le moteur qu’est l’Evangile : le Christ est « l’ami parfait qui nous rend capables d’être nous-mêmes de vrais amis » (p. 84). Les propos de l’auteur sont pertinents et empreints de sagesse. Il puise en particulier dans le livre des Proverbes.

Il est difficile de penser à une catégorie de personnes qui ne tirerait pas un bénéfice significatif de ce livre, y compris les personnes non-croyantes. S’agissant de ces dernières, je m’interroge sur le choix du titre en français. Inclure le mot « théologie » risque de rebuter un lectorat non-croyant, alors que la visée (entre autres) évangélisatrice du livre est claire (p. 9 et p. 78) ; le titre dans l’original correspond à « La véritable amitié ».

Le chrétien bien affermi, quant à lui, devrait déjà connaître le contenu du livre, mais il peut profiter de cette lecture non seulement à titre de rappel mais encore en tant que « bilan de santé ». Dans quelle mesure sommes-nous intentionnels en cultivant nos amitiés de façon biblique ? Il se peut que nous constations que nous avons du progrès à faire, comme Roberts lui-même le reconnaît : « j’ai souvent été saisi par un profond sentiment d’échec, parce que je n’ai pas été le genre d’ami que la Bible nous appelle à être. » Mais il « rêve de devenir un tel ami et avoir de tels amis » (p. 75).

Une bonne partie du chapitre 5, concernant l’emploi de notre langue, a une application plus large qu’à nos amitiés.

Des questions sont proposées à la fin de chaque chapitre, propices à des discussions en groupe. Comme pour d’autres ouvrages, « [v]ous tirerez le meilleur parti de ce livre si vous vous arrêtez pour réfléchir et prier au cours de votre lecture » (p. 9).

Que ce livre connaisse une large diffusion et ait un impact considérable pour la gloire de Dieu.