Le Maillon Été-Automne 2026

Le Maillon
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Éditorial

Rigueur et pratique vont de pair

Depuis quelques années, certains frères et sœurs en dehors de l’Institut qualifient d’« académique » la formation donnée à l’IBB. Parfois ces mêmes personnes expliquent qu’elles valorisent davantage une formation « pratique ». Souvent je comprends ce qu’elles veulent dire, et je peux les rejoindre dans leur souci. Mais les étudiants qui connaissent l’IBB diraient que cette perception doit être corrigée.

« Académique » ? Le terme peut laisser penser que nous nous intéressons aux titres universitaires, que nous recherchons la reconnaissance du milieu académique, que la formation est abstraite, livresque, déconnectée du terrain. Ce n’est pas le cas. Par la grâce de Dieu, la vision (ci-contre), que nous vivons depuis 20 ans cette année, se réalise de plus en plus. Il suffit de jeter un coup d’œil à la carte (p. 27) qui montre où sont à l’œuvre un bon nombre d’anciens de l’Institut formés selon cette vision. Il s’agit de « serviteurs de l’Evangile fidèles, compétents et consacrés » qui travaillent dans des contextes de ministère pastoral, d’implantation, de revitalisation, d’évangélisation, de formation. Il est vrai que plusieurs sont impliqués dans des milieux universitaires, mais leur ministère n’est pas « académique » : leur but est d’évangéliser sur les campus et de former des croyants (« Voir les étudiants connaître Jésus et le faire connaître à d’autres », selon la formule d’un des ministères en question).

Si nous n’employons pas le terme « académique », nous assumons pleinement la réalité que notre formation est « rigoureuse » (voir notre troisième principe de fonctionnement).

Cela veut dire

  • sonder les richesses des Ecritures en vue de s’en délecter et de s’y soumettre (cf. Ps 119) ;
  • transpirer parfois et tourner le dos à la paresse et à l’immaturité dans la réflexion biblique (cf. 2 Tm 2,7 ; Hé 5,11—6,3) ;
  • « dispenser avec droiture la parole de la vérité » (les étudiants connaissent bien 2 Tm 2,15 !) ;
  • cultiver des réflexes « béréens » au point de pouvoir « réfuter les contradicteurs » (cf. Ac 17,11 ; Tt 1,9) ;
  • être en mesure de combattre en faveur de la vérité (cf. Jude 3).

Cet accent sur la rigueur implique-t-il que notre formation n’est pas « pratique » ? Les étudiants n’accepteraient pas une telle suggestion (Esdras non plus : voir Esd 7,10) ! Outre le fait que les stages se déroulent en parallèle avec les études tout au long de la formation, c’est justement la rigueur qui favorise la bonne pratique (voir notre cinquième principe de fonctionnement). Nous avons dans ce numéro du Maillon deux belles illustrations de cette dynamique sous la plume d’étudiants actuels. Benjamin Narang nous livre un texte, important dans le contexte actuel des débats concernant l’attirance homosexuelle, au sujet du statut des mauvais désirs qui surgissent en nous (et comment y réagir). Son épouse Eline nous aide à contrer notre tendance à rechercher l’approbation des autres : elle nous exhorte à nous approprier les bénédictions qui sont les nôtres en Christ.

La bonne théologie est pratique et transformatrice ! Bonne lecture !

James HELY HUTCHINSON
Pour le Conseil académique
et pastoral

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