
Éditorial
Jésus est « pris aux tripes » lorsqu’il voit des foules de personnes qui sont « comme des brebis qui n’ont pas de berger » (Mt 9,36). Au regard de l’Ancien Testament, être « sans berger » veut dire être privé de leader spirituel qui honore Dieu (1 R 22,17 ; Jr 10,21 ; Ez 34,4-6 ; Za 10,2). Mais Ezéchiel anticipe sur un jour où le troupeau sera sauvé et rassemblé par « un seul berger qui les fera paître, David, [le] serviteur [de YHWH] » (Ez 34,23). Il s’agit d’un nouveau David, du Messie qui provient de la lignée de David, de celui qui est présenté ainsi au tout début l’évangile de Matthieu : « Jésus-Christ, Fils de David ». C’est lui le bon Berger qui donne sa vie pour ses brebis (cf. Jn 10,11).
Jésus explique à ses disciples qu’il y a une grande moisson à récolter (Mt 9,37). Autrement dit, il y a beaucoup de personnes qui voudraient avoir Jésus comme Berger, mais, pour cela, ils doivent entendre parler de Jésus. La moisson, ce sont des personnes qui seront soumises au bon Roi, Jésus-Christ. Comment récolter cette moisson ? Le message du pardon des péchés pour ceux qui accueillent le Roi doit être proclamé à grande échelle pour que de nombreux Juifs soient sauvés (Mt 9,6 ; 9,13 ; 9,35 ; 9,37).
Or, ces jours-ci, le champ de mission n’est plus simplement Israël (Mt 28,18-20). Mais constater que la moisson est grande, c’est vrai aussi en 2025 en Europe francophone. Comment faire, outre le fait de suivre l’exemple de Jésus en étant « pris aux tripes » ? On pourrait penser que la réponse est de faire connaître autour de nous le grand besoin d’ouvriers, d’élaborer une stratégie pour le recrutement d’ouvriers, de les former, de donner de l’argent en vue de leur formation.
Ces démarches sont importantes. Mais elles ne correspondent pas à la priorité. Celle-ci est claire : « …[I]l y a peu d’ouvriers. Priez donc… » (Mt 9,37-38). Cela tombe sous le sens, car la moisson appartient à Dieu, et l’envoi des ouvriers est l’œuvre de Dieu (9,38).
Nous remercions Dieu pour l’excellent groupe actuel d’étudiants à temps plein et le bon nombre d’inscrits pour la rentrée de septembre. Nous rendons également grâce à Dieu pour la bonne santé de notre filière du samedi, y compris à Lille.
Mais les besoins dans nos milieux restent considérables. « …[I]l y a peu d’ouvriers. Priez donc… » (Mt 9,37-38). Si vous connaissez des personnes qui seraient en mesure de prier pour l’Institut, nous attirons votre attention sur le calendrier de prière disponible sur notre site web (en français et en anglais). Les mêmes sujets (dans l’une ou l’autre langue) peuvent être consultés sur smartphone grâce à l’application PrayerMate (les détails figurent sur notre site).
Merci beaucoup pour vos prières.
James HELY HUTCHINSON
Pour le Conseil académique
et pastoral
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