Que deviennent-ils ? Quelques années plus tard … Martin

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Martin BRAKER est marié avec Anne et père de Simeon (16 ans), de Joshua (14 ans) et d’Abigaïl (11 ans). Il vient d’endosser le poste de pasteur de l’Eglise Protestante Evangélique de Liège, après avoir servi en tant que pasteur assistant à l’Eglise Protestante Evangélique de Huy. Il a été diplômé de l’IBB en 2018. La rédaction du Maillon lui pose un certain nombre de questions destinées à permettre aux lectrices/lecteurs de comprendre son contexte de ministère et de prier pour lui. 

Le Maillon : Quel est le profil de l’Eglise ?
Martin : Il s’agit d’une Eglise appartenant à l’Association des Eglises Protestantes Evangéliques de Belgique. Elle est située en face de la Bibliothèque Chiroux au centre de Liège, à un jet de pierre de l’université et du piétonnier. Je ne peux pas encore dire grand-chose sur l’Eglise parce que je viens tout juste d’y prendre mes fonctions.
Il y a un grand nombre de nationalités qui en font une assemblée très variée. La salle est assez petite. Le retour « post-covid » est plutôt lent. Il fut un temps où il était nécessaire de faire deux cultes pour pouvoir accueillir tout le monde. Pour le moment, un culte suffit et la salle se trouve régulièrement remplie aux trois quarts.
 
Le Maillon : Quelles sont les priorités (les grands axes) de ton ministère ?
Martin : Ma priorité en arrivant ici est d’apprendre à connaître l’assemblée ainsi que le fonctionnement de l’Eglise. Il y a déjà beaucoup de gens actifs qui font du bon travail et c’est une chose qu’il faudra certainement maintenir. Ma première année sera une année d’observation et, surtout, d’écoute. La tâche de pasteur sera plutôt « classique » avec l’enseignement, le soin des membres et la direction générale de l’Eglise. Ce sera un fameux changement pour moi puisque dans mon poste précédent à Huy en tant qu’assistant pastoral, il y a des choses qui étaient prises en charge, au moins en partie, par le pasteur principal.
Il faudra très certainement que je réfléchisse à la vision à long terme et à l’impact que nous pourrions avoir dans la « Cité Ardente »[1]. Au-delà de cela, il est encore beaucoup trop tôt pour m’avancer quant au ministère. Il faudra, en premier lieu, que je me rende compte des demandes et des besoins. Il ne faudrait surtout pas que je démarre quoi que ce soit avant de discerner si c’est vraiment utile ou nécessaire.
 
Le Maillon : Pourrais-tu évoquer quelques encouragements (sujets de reconnaissance) ?
Martin : L’accueil que l’Eglise a fait pour moi-même, mon épouse et mes enfants était exceptionnellement chaleureux. La procédure de notre Association implique un vote. Le vote pour mon engagement était quasi unanime ; ça ne m’était encore jamais arrivé. Je peux le dire, j’avais vraiment hâte de servir le Seigneur à leurs côtés et que ces frères et sœurs puissent aussi devenir des amis. De ce côté-là, je peux dire que les choses ont bien démarré.
Un des aspects qui m’a attiré dans cette communauté est leur situation qui est quasi-« pignon sur rue ». La devanture est très visible dans une rue qu’on peut appeler « commerçante ». On m’a dit que, souvent, il y a des gens qui poussent la porte qui ne connaissent absolument rien de l’Evangile. C’est une forme d’évangélisation qui convient très bien à mon tempérament.
J’ai aussi ressenti une bonne volonté et une envie de servir le Seigneur. C’est une communauté où beaucoup sont déjà au travail, autant dans le domaine du ministère que dans les domaines pratiques. C’est évidemment une bonne situation puisque, seul, je n’arriverais pas à faire grand-chose.
 
Le Maillon : Pourrais-tu évoquer quelques défis (sujets de prière) ?
Martin : Ce nouveau défi est aussi synonyme de changements pour ma famille. Heureusement, le changement géographique n’est pas énorme. Anne pourra garder son travail. Les enfants se font des nouveaux amis et s’intègrent dans le groupe tout en gardant un contact régulier avec ceux de leur Eglise précédente.
Le fait de devoir prêcher plus souvent est une nouveauté pour moi. Auparavant, j’avais le luxe de pouvoir peaufiner mes prédications pendant plusieurs semaines. Ce n’est plus le cas maintenant.
La première année sera la clé pour l’avenir de la communauté. J’apprécierais vraiment vos prières pour que je puisse avoir un bon discernement. Alors que je découvre le fonctionnement de l’Eglise, je vais devoir me poser toute une série de questions. Quels ministères maintenir ? Lesquels changer ? Quelles nouvelles activités faut-il démarrer ? Je ne veux surtout pas commettre d’erreurs dans ce domaine-là. Cela sera uniquement possible avec la direction du Seigneur.

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  1. NDLR : Surnom de la ville de Liège ↩︎

Calendar18 février 2022