Mon expérience en tant qu’étudiante IBB à Lille

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Lorsque j’ai entendu parler de la formation IBB, mon troisième enfant s’apprêtait à faire sa rentrée en maternelle et je me demandais si je devais envisager la reprise d’une activité professionnelle à temps partiel. Dans mes réflexions et temps de prière, Dieu a plutôt incliné mon cœur à ne pas trop ajouter d’activités à mon planning mais à plutôt ménager du temps pour l’écouter et le laisser continuer de me former par sa Parole. Mon leitmotiv pour l’année scolaire à venir n’était donc pas de « faire » plus, mais de ralentir pour l’écouter et mieux « être » ce qu’il m’appelle à être dans mon quotidien d’épouse, de maman, de sœur en Christ, de voisine… La formation IBB sur Lille est donc tombée à pic et m’a semblé être un moyen concret de mettre en œuvre mon désir d’approfondir sa Parole, de mieux le connaître et de m’équiper pour le servir.

Je suis donc retournée sur les « bancs » de l’école après les avoir quittés depuis une dizaine d’années, et cela en n’étant plus l’étudiante célibataire de l’époque, mais avec un quotidien bien rempli par les responsabilités familiales. Il a donc tout de même fallu « ajouter » cette formation au planning sans que cela ne pèse sur la famille, et ma maman a été d’un grand secours pour cela en gardant nos enfants.

S’il est plutôt facile de venir assister à une journée de formation (bien qu’il faille parfois s’accrocher pour suivre sept heures de cours sur une journée après une courte nuit et avec la fatigue d’une nouvelle grossesse en cours), il est plus difficile de rendre profitable cette journée de cours en relisant ses notes et en y ajoutant quelques lectures annexes. En débutant les deux premières séries de cours, j’avais en tête de valider chacun des cours. Cela signifiait de prendre le temps pour l’assimiler à la maison, de faire d’autres lectures, de mémoriser des passages, de rendre un écrit et de passer des examens. En cours de route, j’ai réalisé que cela allait être trop lourd et j’ai dû revoir mes ambitions : valider un cours sur les deux serait déjà bien !

Si j’ai appris de chacun des cours qui a pu nourrir ma foi, affiner ma compréhension du christianisme d’aujourd’hui, renouveler ma compréhension de l’Évangile, m’encourager et m’équiper pour le transmettre à la génération suivante et autour de moi, mon cœur a particulièrement été enrichi par l’étude de la Bible. En suivant un cours directement sur le texte biblique (il s’agissait du livre de Daniel), j’avais comme l’impression de me régaler à un banquet. Mon cœur ressentait combien la Parole de Dieu est bonne. Quand on prend le temps de l’écouter, de l’étudier, elle nourrit en profondeur, bénit, édifie, et elle est tellement pertinente en tout temps. Je pense que la formation suivie m’a confortée dans cette conviction que notre monde a tant besoin de sa Parole, et que je désire continuer à être renouvelée par elle pour pouvoir participer à la répandre à mon niveau, autour de moi. Je suis vraiment reconnaissante pour les outils précieux comme cette formation décentralisée de l’IBB qui peut aider en ce sens les membres de nos Eglises qui, comme moi, n’ont pas forcément la possibilité de suivre une formation biblique classique en institut. La formule des cours du samedi est idéale et on peut la suivre en dosant notre implication selon nos circonstances de vie.

J’étais vraiment reconnaissante pour les quatre séries de cours que j’ai pu suivre jusqu’au bout, ainsi qu’une journée de séminaire sur Ezéchiel. Si on a la possibilité de faire l’effort de travailler le cours et de passer les examens, je trouve cela encore plus pertinent. Pour ma part, j’en ai tiré clairement plus de bénéfices, cela me reste davantage en mémoire et m’aide dans ma lecture personnelle de la Bible. Je me rappelle aussi avoir pu partager quelques pépites reçues en cours avec mon Eglise lors de discussions autour d’un texte.

Enfin, un petit encouragement pour ceux qui seraient récalcitrants à retourner sur les bancs de l’école, peut-être refroidis par de mauvaises expériences antérieures : l’ambiance de « classe » n’a rien à voir avec ce que l’on peut vivre dans le monde : les autres élèves et les profs sont des frères et sœurs en Christ et cela se sent. « Qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble » (Ps 133.1) ! Oui, cela fait du bien aussi de vivre cette communion ensemble et de partager cette passion commune pour Jésus et sa Parole !

Calendar20 novembre 2025
PersonNaomi Félix