Les trois « P » de la réussite des études

Article

Les trois « P » de la réussite des études

Quel étudiant consciencieux n’aimerait pas réussir ses études ? Mais comment faire pour ne pas passer loin du but en fin d’année ? Sur cette question importante, le dicton populaire « qui veut aller loin ménage sa monture »[1] est certainement vrai. Mais comment « ménager sa monture » dans ce domaine ? La réponse pourrait se résumer par ces trois « P » : Passion, Persévérance, Procédure.

Passion

Tout d’abord, la passion est un élément important dans la réussite. Bien que le terme ne soit pas synonyme de facilité ni d’allégresse, il n’est un secret pour personne que la passion est un facteur stimulant dans toute entreprise. Dans le domaine des études, on n’y n’échappe pas. Les études à l’Institut étant centrées sur le Dieu de Jésus-Christ révélé par le Saint-Esprit dans la Bible, il vaut la peine de se rappeler qu’avant tout, c’est la passion pour Dieu, le zèle pour la connaissance du Seigneur véritable de l’univers qui doit nous porter (cf. Ph 3.10 ; Jn 17.3).

Persévérance

Il ne suffit pas d’être passionné, mais encore il faut être persévérant. Que de fois n’a-t-on pas vu des personnes qui avaient bien commencé, mais qui se sont arrêtées en si bon chemin ? Que s’est-il passé ? Pour une grande majorité des cas, c’est la persévérance qui a fait défaut. Sur ce point, il est bon de compter sur Dieu pour qu’il nous accorde cette persévérance nécessaire à la production du « bon fruit » (comme pour la vie chrétienne en général : Lc 8.15 ; cf. Hé 12.1).

Procédure

Passion et persévérance ne suffisent pas nécessairement pour conduire à « l’aboutissement d’une affaire », meilleur que « son commencement », d’après le Sage (Ec 7.8). Pour que passion et persévérance donnent de bons résultats, la procédure ou la méthode doit être adéquate. Il sera alors des plus importants de savoir doser, répartir ses efforts. A ce sujet, un échéancier est établi et proposé à chaque début de semestre pour aider les étudiants à bien échelonner leur travail et à bien planifier les différentes échéances des devoirs.

En effet, en plus des travaux réguliers, les étudiants sont amenés à rédiger des Travaux de recherche (TR) et en général un Travail de fin d’études (TFE). L’étudiant régulier à l’IBB qui vise un diplôme de trois ans doit effectuer quatre TR, à répartir sur le temps de la formation, ainsi qu’un TFE. Le bon rythme pour s’en sortir dans la limite des trois années[2] est de s’efforcer d’achever un TR en 1re année, deux TR en 2e année. Le dernier TR et la réalisation du TFE sont en général réservés pour la 3e année[3].

Pour l’apprentissage des langues bibliques, une bonne méthode est particulièrement importante. On pourrait passer tout un samedi sur le grec, mais une démarche plus efficace serait d’y consacrer 40 minutes par jour : on gagne ainsi la moitié d’une journée, et on avance plus rapidement dans l’apprentissage de la langue ! De même, se discipliner pour affecter régulièrement une brève période à l’apprentissage du vocabulaire, des conjugaisons des verbes, des déclinaisons des substantifs et d’autres éléments de grammaire est nettement plus souhaitable que de se concentrer longuement sur un seul aspect de la langue. Par ailleurs, on peut parfois bénéficier de la stimulation qu’apporte l’apprentissage en collaboration avec un camarade de classe qui est motivé pour s’interroger mutuellement de manière informelle.

Sous cette rubrique relative à la procédure, il faut souligner la nécessité d’avoir de bons outils. Méthodes et outils vont en effet de pair : on peut déployer une puissance faramineuse pour déplacer un camion, alors qu’un bon outil est suffisant. Afin de mieux creuser la Parole de Dieu, l’étudiant est invité à se munir de bons outils, en particulier des outils de base. L’étudiant qui arrive à l’IBB découvre sans nul doute de nombreux ouvrages intéressants. La tentation peut être grande d’acheter tout livre qui se présente, au risque de se retrouver sans argent pour acquérir les ouvrages indispensables ou les plus importants. Pour éviter tout regret et tout gaspillage financier, il vaut mieux demander conseil aux professeurs des différentes matières dispensées avant de se lancer dans l’acquisition des ouvrages.

Le passage qui suit cadre bien avec le schéma que nous avons essayé de tracer : « Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, en nous faisant connaître celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu. Par elles les promesses les plus précieuses et les plus grandes nous ont été données, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise. A cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance, à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi la persévérance, à la persévérance la piété, à la piété la fraternité, à la fraternité l’amour. En effet, si ces choses existent en vous et s’y multiplient, elles ne vous laisseront pas sans activité ni sans fruit pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ » (2 P 1.3-8).

Nous croyons que ces quelques éléments mis en pratique, par la grâce de Dieu, conduiront certainement à la réussite des études, ceci pour la gloire de Dieu et pour le rayonnement de son Royaume.


Télécharger l’article ici.


  1. Ce proverbe provient d’une pièce de Jean Racine, Les Plaideurs ↩︎

  2. Durée d’une formation normale ↩︎

  3. Il est possible de tout achever avant la fin des trois ans, selon la répartition suivante : un TR à terminer pendant le 2nd semestre de la 1re année (le 1er semestre de la 1re année est raisonnablement un semestre de découverte et d’acclimatation) ; 1 TR au 1er semestre de la 2e année ; 1 TR au 2nd semestre de la 2e année ; 1 TR au 1er semestre de la 3e année et le TFE pour le 2nd semestre de la 3e année. ↩︎

Calendar1 juin 2011
PersonCharles Kenfack