L’Église locale et son rassemblement : à quoi bon ?

Article

Un regard réformé sur la centralité de l’Église et de son rassemblement

L’auteur est pasteur de l’Église Réformée Baptiste de la Broye à Grandcour, Suisse. Cet article est adapté d’une conférence donnée par l’auteur en juillet 2022 lors du camp d’été des Églises Réformées Baptistes de Suisse romande et de France, près de Grenoble.

Introduction

La négligence de l’Église locale est parmi les sujets les plus discutés entre pasteurs. L’observation est courante d’un engagement inconséquent (voire absent !) envers l’Église locale de la part de plusieurs qui confessent la foi. Et la préoccupation est double : elle concerne autant la mise en danger du bien-être spirituel du croyant que les conséquences pour la vocation de l’Église dans ce monde.

Cet article cherche à mettre en lumière la centralité de l’Église locale et de son rassemblement dans le plan de Dieu selon une perspective réformée. Il aborde également quelques causes théologiques courantes, mais pas forcément conscientes, de la négligence de l’Église locale.

1. La centralité de l’Église dans la théologie des réformateurs

Nous trouvons chez les réformateurs une expression qui a tout pour surprendre : « Extra ecclesiam nulla salus est » (« En dehors de l’Église il n’y a pas de salut »).

Calvin dit dans son Institution de la religion chrétienne :

Mon intention, maintenant, est de parler de l’Église visible. Apprenons du seul titre de « mère » combien la connaître nous est utile, voire indispensable. Il est impossible d’entrer dans la vie éternelle, sans avoir été conçu dans le sein de cette mère, mis au monde, allaité et, enfin, sans avoir été guidé et gouverné par elle jusqu’à ce qu’ayant dépouillé notre chair mortelle, nous soyons semblables aux anges. A cause de notre faiblesse, nous devons rester à son école et être des disciples tout au long de notre vie. Il faut remarquer aussi qu’en dehors du giron de cette Église, on ne peut pas espérer la rémission des péchés, ni le salut, (…) il est catastrophique et même mortel de s’écarter ou de se séparer de l’Église[1]

Luther aussi affirme :

L’Église n’est pas du bois et de la pierre, mais l’assemblée des personnes qui croient en Christ. Avec cette Église, il faut se mettre en rapport … car en dehors de l’Église chrétienne, il n’y a ni vérité, ni Christ, ni salut[2].

Les confessions de foi issues de la Réforme affirment la même conviction, ici à l’exemple de celle de Westminster : « … en dehors de l’Église visible… il n’est pas de possibilité normale de salut3[3]. »

Ces affirmations sont surprenantes quand on se rappelle que les réformateurs ont combattu avec vigueur l’enseignement catholique romain d’un salut qui dépend de l’Église. Dans cette perspective, appelée sacerdotale, l’Église dispense la grâce du salut à travers les sacrements du baptême et de l’eucharistie. Il en résulte une conception tout à fait aberrante de la vie chrétienne où, à condition d’être rattaché à l’Église, on peut être assuré d’un statut d’enfant de Dieu sans la moindre notion de foi personnelle. Les réformateurs ont donc combattu cette doctrine erronée et mis en avant l’enseignement biblique d’un salut qui dépend de Christ seul comme médiateur et qu’on obtient par le moyen de la foi. Ils ont à juste titre insisté sur le rétablissement d’une relation personnelle avec Dieu comme étant au cœur du salut. Comment comprendre alors leur affirmation de l’impossibilité d’un salut en dehors de l’Église ?

Les réformateurs croyaient en tout sauf dans un pouvoir procurateur de salut de l’Église. Ils revenaient plutôt au sens original de cette expression qui remonte probablement à Cyprien (3ème siècle ap. J.-C.) et qui avait été déformée par l’Église catholique romaine. Ils affirmaient que l’appartenance à l’Église ne procure pas le salut. L’appartenance à l’Église est plutôt la conséquence du salut.

En effet, « Extra ecclesiam nulla salus est » trouve son fondement dans deux images clés que la Bible utilise pour parler de l’Église.

La première est celle de la famille de Dieu. Est-ce que vous avez choisi de faire partie d’une famille ? Non ! Vous en faites partie parce que vous êtes né dans cette famille ou parce que vous avez été adopté dans cette famille. Ni l’un ni l’autre ne relève de votre choix. La Bible utilise en effet ces deux notions pour expliquer ce qui fait d’un croyant un membre de la famille de Dieu, de l’Église. Elle parle de la nouvelle naissance, opérée par l’Esprit de Dieu (Jn 3), et elle parle de l’adoption (Ep 2.19). L’une et l’autre relèvent entièrement du choix souverain de Dieu.

La deuxième image est celle d’un corps avec ses membres. Trois textes en parlent de manière particulière : Romains 12, 1 Corinthiens 12 et Éphésiens 4. Paul évoque dans ces passages la complémentarité et l’interdépendance entre les membres du corps. L’image est parlante, surtout si vous pensez à l’urgence chirurgicale d’une amputation accidentelle : un membre détaché du corps ne peut ni se développer ni survivre !

Il en résulte que l’Église n’est pas une association avec affiliation facultative. Les images bibliques impliquent, par définition, une appartenance et une responsabilité mutuelles. Dieu lui-même fait naître et adopte des enfants dans sa famille. C’est lui qui ajoute des croyants comme membres à un corps. Actes 2.47 décrit cette réalité en constatant que par la conversion et le baptême « …le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés ».

La Parole de Dieu témoigne continuellement d’une dimension communautaire du salut. Jésus est venu sauver un peuple (Mt 1.21). Dieu s’est acquis l’Église, un troupeau, par son propre sang (Ac 20.28). Christ a aimé l’Église et s’est livré lui-même pour elle (Ep 5.25). Les croyants forment une nation sainte (1 P 2.9-10), et ils sont comparés à des pierres vivantes appelées à s’édifier pour former une maison spirituelle (1 P 2.5). Toute conception individualiste de la vie chrétienne est contraire à l’enseignement biblique.

« Extra ecclesiam nulla salus est » est une affirmation parfaitement biblique dont la vraie signification, déformée par la doctrine catholique romaine, a été remise en lumière par les réformateurs.

2. La centralité de l’Église locale et de son rassemblement dans le plan de Dieu

Nous insistons ici sur l’appartenance à l’Église locale (ou : visible), car certains se contentent, à tort, de leur appartenance à ce qui a été appelé l’Église universelle (et invisible), définie comme étant constituée de l’ensemble des croyants vivants sur la surface de la terre.

En passant de l’ancienne à la nouvelle alliance, nous assistons, il est vrai, à une progression des réalités physiques vers les réalités spirituelles et d’un royaume terrestre vers un royaume spirituel. Le rassemblement physique et visible des membres de ce royaume dans un lieu particulier ne perd cependant rien de son importance.

Autant les textes descriptifs que les textes normatifs en témoignent. Le Nouveau Testament est tout simplement un livre de l’Église locale. La grande majorité des épîtres ont été écrites soit directement à des Églises locales soit à des dirigeants d’Églises locales. Les quelques épîtres restantes et les livres historiques sont quant à eux remplis de références à l’Église locale.

Sur 114 mentions du mot ekklèsia (assemblée) dans le Nouveau Testament, trois se réfèrent à un rassemblement séculier (Ac 19.32, 39 et 41) et environ cinq peuvent être comprises comme référence à l’Église au sens large. Dans tous les autres cas (environ 96%), le mot ekklèsia est utilisé pour parler d’Églises locales[4].

Si vous enlevez du Nouveau Testament la réalité de l’Église locale, il ne vous reste pas grand-chose, et le Nouveau Testament perd son sens. Toutes les instructions néotestamentaires au sujet de l’organisation, de la direction, de la discipline et des activités de l’Église n’ont aucun sens en dehors du cadre d’une assemblée locale de croyants. Il suffit, par exemple, de prendre Matthieu 18.15-20, où Jésus dit qu’au cas où quelqu’un n’écouterait pas l’appel à la repentance « dis-le à l’Église », et d’essayer de l’appliquer à l’Église universelle ! De même, les dons spirituels, accordés pour l’utilité commune (1 Co 12.7), n’auraient aucun sens en dehors d’un rassemblement physique de croyants où ils peuvent être mis au service.

L’Église locale occupe une place centrale dans le plan de Dieu à plusieurs niveaux.

Le rôle édificateur de l’Église pour le croyant

C’est au sein de l’Église locale que Dieu accorde des bénédictions et moyens de grâce particuliers pour l’édification des croyants. C’est à l’Église que Christ a donné des apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et docteurs (enseignants), « pour le perfectionnement des saints » (Ep 4.12). C’est au sein de la famille de Dieu que les nouveau-nés sont nourris au lait, avec l’espoir qu’on les voie mûrir et arriver à la nourriture solide (Hé 5.12-14).

« Un chrétien sans Église est un chrétien en difficulté », affirment Collin Hansen et Jonathan Leeman dans leur livre Redécouvrir l’Église locale[5]. Pourquoi ? Parce que la négligence de l’Église locale compromet sérieusement le progrès spirituel d’un chrétien. Il se prive de bienfaits que Dieu accorde spécifiquement dans l’Église locale et il prive en même temps celle-ci des dons qui lui ont été accordés par Dieu pour le bien commun.

Le rôle révélateur de l’Église dans ce monde

L’Église occupe une place centrale pour la révélation de la gloire de Dieu dans ce monde.

Dans Éphésiens 3, Paul parle d’un mystère de Dieu « qui maintenant a été révélé ». Ce mystère, « c’est que les païens sont cohéritiers, forment un même corps, et participent à la même promesse en Jésus-Christ par l’Évangile » (v. 6). Et il indique une conséquence majeure de cela : « désormais les principautés et les pouvoirs dans les lieux célestes connaissent par l’Église la sagesse de Dieu dans sa grande diversité » (v.10).

L’Église est révélatrice de la sagesse de Dieu qui a trouvé un moyen pour réconcilier avec lui des pécheurs de tout genre et pour les réunir sous un seul chef, le Christ (Ep 1.10). Elle est constituée de gens qui naturellement n’avaient absolument rien à voir les uns avec les autres et aucune raison de former ensemble une communauté. Leur réunion en un seul corps, sous un seul chef, en un édifice bien coordonné (2.21), révèle la sagesse glorieuse de Dieu.

Ainsi, la révélation de la sagesse de Dieu par l’Église n’a pas seulement lieu par ce qu’elle fait (la proclamation verbale), mais aussi par ce qu’elle est : une communauté improbable qui n’existe que par l’Évangile. « L’Église est aujourd’hui », selon Mark Dever et Jamie Dunlop, « la manifestation la plus visible de la gloire de Dieu »[6]. Ce sera d’autant plus le cas lorsque les relations qui unissent les membres du corps ne reposent pas sur des affinités naturelles, des situations de vie similaires ou des intérêts récréatifs communs, mais qu’elles sont le fruit d’une foi commune en l’Évangile et d’une œuvre de transformation opérée par l’Esprit de Dieu.

Le rôle formateur du rassemblement

Le rassemblement de l’Église joue un rôle crucial dans tout cela. Dans la mesure où il est centré sur Christ et fondé sur la Parole, il contribue à

l’édification du corps du Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ. … De lui, le corps tout entier bien ordonné et cohérent, grâce à toutes les jointures qui le soutiennent fortement, tire son accroissement dans la mesure qui convient à chaque partie, et s’édifie lui-même dans l’amour. (Ep 4.12-16)

Paul parle d’unité de foi, de stature parfaite, d’un corps bien ordonné et cohérent, bien proportionné, pourrait-on dire (Ep 4.16). Un tel résultat est impossible si chaque membre du corps cherche à s’édifier de son côté, détaché du reste du corps. Vous aurez dans ce cas ce qu’on voit parfois chez les adeptes de la musculation, quand ils oublient de travailler une partie du corps et qu’ils finissent avec des épaules et des bras bien développés et des jambes fines comme des asperges. Le résultat n’est pas bien proportionné et pas très glorieux.

La croissance cohérente, bien ordonnée du corps de Christ, dans l’unité et l’amour, dépend largement du rassemblement de l’Église, quand ses membres se retrouvent pour adorer Dieu en étant nourri par la même vérité de la Parole de Dieu.

3. Causes de négligence de l’Église locale

Considérons, pour terminer, encore quelques causes de la négligence de l’Église locale qui méritent notre attention. Sans doute qu’une simple ignorance de la nature de l’Église et de sa centralité dans le plan de Dieu en fait partie. Nous pourrions aussi incriminer des facteurs socio-culturels (par exemple, l’abondance de ressources spirituelles en ligne) qui favorisent une conception consumériste et individualiste de la vie chrétienne où on estime ne pas avoir besoin de l’Église.

Nous voulons cependant nous concentrer ici sur quelques causes théologiques dont on a peut-être moins conscience mais qui sont tout autant nuisibles.

Ce qui va nous intéresser particulièrement, c’est ce que le théologien Garry Williams appelle une perspective monomodale de la présence de Dieu, de l’adoration de Dieu, et du ministère de la Parole[7].

C’est l’idée selon laquelle tout se passe toujours de la même manière, selon un même mode. La présence de Dieu est la même partout. Dieu est tellement présent et proche de son peuple qu’il n’est pas possible de nous approcher de lui ou d’entrer dans sa présence de manière particulière.

En outre, selon cette perspective, il est considéré que, puisque toute la vie du chrétien est destinée à glorifier Dieu, il serait illusoire de penser que cela pourrait être davantage le cas lors du rassemblement physique en Église.

Enfin, cette position affirme également que Dieu parle toujours de la même façon, que ce soit lorsque sa Parole est prêchée, dans une étude biblique en petit groupe ou quand je lis ma Bible seul chez moi.

En conclusion, se rassembler en Église n’apporterait rien de plus par rapport à un moment passé seul en communion avec Dieu dans la prière et la lecture de sa Parole.

La perspective monomodale s’oppose à l’origine, et à juste titre, à des enseignements erronés charismatiques, catholiques romains et à ce qu’on peut appeler la pratique du « chrétien du dimanche ». Dans le premier cas, il y a une recherche de la présence de Dieu à travers la musique, l’ambiance et l’expérience émotionnelle. Dans le deuxième cas, il y a une idée de l’adoration faite surtout d’éléments extérieurs (rituels et cérémonies). Et dans le troisième cas, l’adoration de Dieu est limitée au rassemblement du dimanche : on ne se soucie pas de Dieu durant le reste de la semaine.

La perspective monomodale est cependant un exemple type d’une « théologie ping-pong » qui passe d’un extrême à l’autre. Elle nivelle à tort les choses, et ne fait pas justice à l’enseignement de la Parole de Dieu ni à la perspective réformée historique.

Or, la position réformée historique est multimodale. Elle affirme que tout en étant présent partout à tout moment, Dieu manifeste sa présence de différentes manières dans différents contextes. Les exemples bibliques de cela sont innombrables. Ainsi, nous voyons clairement une présence particulière de Dieu quand il choisit de venir habiter au milieu de son peuple dans le lieu très saint du tabernacle.

Et cette notion de présence particulière ne s’arrête pas avec la nouvelle alliance et la vérité que Dieu fait habiter son Esprit dans le cœur même de chacun de ses enfants (Rm 8.9-11). Des textes comme 1 Corinthiens 3.16 et 2 Corinthiens 6.16ss, où Paul dit « vous êtes le temple de Dieu » et « nous sommes le temple de Dieu », s’inscrivent dans le contexte de l’Église locale et s’accompagnent, dans le deuxième cas notamment, de la précision : « J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. » D’autres passages appellent l’Église « un temple saint dans le Seigneur » (Ep 2.21) et « la maison de Dieu » (1 Tm 3.15). De même, Éphésiens 2.22 dit : « en lui, vous aussi, vous êtes édifiés ensemble pour être une habitation de Dieu en Esprit. » Nous pourrions ajouter encore 1 Corinthiens 14.25, où Paul insiste sur la nécessité que tout ce qui est dit dans le rassemblement de l’Église soit intelligible, compréhensible, afin que, s’il survient

quelque non-croyant ou un simple auditeur, il est convaincu par tous, il est jugé par tous ; les secrets de son cœur sont dévoilés. Alors, tombant sur la face, il adorera Dieu, et publiera que Dieu est réellement au milieu de vous.

Le Nouveau Testament affirme et promet une manifestation particulière de la présence de Dieu dans le rassemblement de l’Église, qui est son temple, sa maison.

De même, s’il est vrai que toute notre vie est censée glorifier Dieu et être vécue dans la communion avec Dieu, la profondeur de cette communion n’est pas la même à tout moment. Le rassemblement de l’Église locale est un cadre voulu par Dieu pour que nous jouissions de manière particulière de notre communion avec lui.

Enfin, c’est dans le cadre du rassemblement de l’Église que nous pouvons nous attendre à entendre Dieu nous parler de manière particulière. C’est ce qu’il fait à travers la lecture et la prédication de sa Parole par ceux qu’il a dotés d’une autorité particulière à cet effet. Quand la Parole de Dieu est prêchée fidèlement par ses porte-paroles, ses prédicateurs, c’est Dieu qui parle. C’est sa voix qui est entendue8[8].

Une perspective monomodale favorise une vision individualiste de la vie chrétienne. Nous devons y opposer une juste perspective biblique et multimodale de la présence de Dieu, de l’adoration de Dieu et du ministère de la Parole, en tenant compte de la centralité de l’Église et de son rassemblement dans le plan de Dieu.

Conclusion

L’Église est une réalité glorieuse qui révèle la sagesse de Dieu dans ce monde.

Elle est un don infiniment précieux pour le croyant, le cadre dans lequel nous pouvons nous attendre à jouir d’une communion particulière avec Dieu et dans lequel il accorde des grâces particulières pour notre croissance en Christ. Elle est le cadre dans lequel les membres du corps sont appelés à se servir mutuellement avec les dons que Dieu leur accorde pour contribuer à l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons

parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ (Ep 4.13).

Jésus aime l’Église, et vous devriez l’aimer aussi, dit Earl Blackburn dans le titre d’un petit ouvrage[9]. Il est allé jusqu’à donner sa vie pour elle. Elle est ce qu’il a de plus précieux dans ce monde, son épouse qu’il nourrit et dont il prend soin. Peut-on dire qu’on l’aime lui, sans l’aimer elle ?


  1. Jean CALVIN, Institution de la religion chrétienne, Mise en français moderne par Marie de VEDRINES et Paul WELLS, avec la collaboration de Sylvain TRIQUENEAUX, Aix-en-Provence/Charols, Kerygma/Excelsis, 2009, IV, 1, 4, p. 949. ↩︎

  2. Martin LUTHER, The Gospel for the Early Christmas Service, dans Hans J. HILLERBRAND, dir., Luther’s Works, Vol. 52, Philadelphia, Fortress, 1974, p. 39-40, cité dans Darius W. JANKIEWICZ, « Martin Luther and Extra Ecclesiam Nulla Salus (“Outside of the Church There is No Salvation”): Did Luther Really Abandon Cyprian? », Journal of the Adventist Theological Society, 28, 2017, p. 78-96. ↩︎

  3. Les Textes de Westminster, Aix-en-Provence, Kerygma, 1988, Section XXV, Art. 2, p. 50-51. ↩︎

  4. Earl M. BLACKBURN, Jesus Loves The Church And So Should You, Birmingham [Alabama], Solid Ground, 2010, p. 14. ↩︎

  5. Collin HANSEN, Jonathan LEEMAN, Redécouvrir l’église locale, Pourquoi le rassemblement des croyants devrait être une priorité et un engagement, Trois-Rivières [Québec], Publications Chrétiennes, 2021, p. 17. ↩︎

  6. Mark DEVER, Jamie DUNLOP, Une communauté irrésistible, Comment la puissance de Dieu rend l’Église attrayante, Trois-Rivières [Québec], Publications Chrétiennes, 2021. ↩︎

  7. Garry WILLIAMS, « The Presence of God as We Gather », congrès TOGETHER, 2021 (en ligne), https://www.youtube.com/watch?v=rT6P7RFaWwk, consulté le 18 juillet 2022. ↩︎

  8. Voyez à ce sujet l’article de James HELY HUTCHINSON, « “Jusqu’ici la parole de Dieu” : La prédication dans l’Eglise locale – parole de Dieu ou paroles humaines ? », Le Maillon, été-automne 2017, p. 5-8, https://www.institutbiblique.be/article?x=jusqu-ici-la-parole-de-dieu-la-predication-dans-l-eglise-locale-parole-de-dieu-ou-paroles-humaines (consulté le 26 janvier 2023). ↩︎

  9. Earl M. BLACKBURN, Jesus Loves the Church and So Should You, Birmingham [Alabama], Solid Ground, 2010, 154 p. ↩︎

Calendar2 juin 2023
PersonStefan Zürcher