Impact durable : Aurélien

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« Impact durable ! » est une nouvelle rubrique du Maillon_. Nous voudrions permettre à des anciens de l’Institut ayant une dizaine d’années de recul depuis leur formation chez nous de s’exprimer sur leur ministère actuel au regard de cette formation. Nous nous tournons d’abord vers Aurélien Castelain, pasteur à Gap._

Le Maillon : Avec le recul, dans quelle mesure ces moments-phare du calendrier de l’Institut se sont-ils révélés bénéfiques pour ton ministère ? (a) Les journées de prière ; (b) les semaines d’évangélisation

Aurélien : Ce qui me reste aujourd’hui, avec le recul, des journées de prière vécues à l’IBB, lorsque j’étais étudiant (il y a maintenant 10 ans !), c’est un exemple.

On a besoin d’exemples, tout au long de notre vie, a fortiori lorsqu’on est un jeune et qu’on est un étudiant qui se destine au ministère. On apprend beaucoup de choses à l’Institut, ce qui est grandement nécessaire ; toutefois, on a aussi besoin de voir se concrétiser ces enseignements au sein de la vie de l’IBB. Et j’ai constaté, entre autres, par ces journées de prière mais aussi par la place et le temps que la prière prend en général dans la vie de l’Institut, une expression concrète de la foi enseignée. Il y avait, par l’importance accordée à la prière, une envie réelle de tout remettre au Seigneur et de s’en remettre à lui pour toutes choses.

J’ai d’ailleurs le souvenir qu’en début d’année, la journée de prière trimestrielle était appelée par les professeurs « la journée la plus importante de l’année ». Je peux témoigner qu’elle était vécue comme cela. En effet, il n’était pas question pour le corps professoral, à moins d’une excuse très sérieuse, qu’un étudiant manque cette journée !

Eh bien, voyez-vous, j’ai gardé ces choses dans mon cœur ; et j’essaye avec des hauts et des bas de suivre cet exemple dans mon ministère – de rester vigilant et de placer la prière au cœur de toute action, même minime, de tout suivi, de toute décision. Le temps que je consacre à la prière est la jauge de ma vie et de mon ministère, qui m’aide à savoir si je suis encore « dans les clous », dans une attitude spirituelle, dépendante, saine et équilibrée. La prière prend aussi une place significative dans la vie de notre communauté à Gap, dans l’élaboration de notre programme à chaque rentrée, et je pense qu’en grande partie, cela est une conséquence de ce que j’ai lu, entendu, compris, mais aussi vu et vécu lors de mes études à l’IBB.

Hudson Taylor disait : « Vous pouvez travailler sans prier, mais c’est un mauvais calcul. (Par contre) vous ne pouvez prier avec ardeur sans travailler ». C’est une citation que j’ai dans mon bureau à un endroit où chaque jour, je suis certain de ne pas la manquer.

Quant aux semaines d’évangélisation auxquelles j’ai participé pendant mon temps à l’IBB, il m’en reste beaucoup de souvenirs. J’ai le souvenir de l’appréhension mais aussi celui de la joie inexprimable d’avoir pu parfois partager ma foi.

J’ai trouvé ça super et, avec le recul, je trouve indispensable qu’un institut mette l’accent aussi fortement sur le partage concret de cette bonne nouvelle méditée et approfondie durant toute l’année scolaire. C’est un bon équilibre pour ne pas tomber dans le piège de l’« intellectualisation » de la foi.

Mon ministère reste imprégné de cette hygiène spirituelle. Je reste attentif à ce que ma vie personnelle, mon ministère et l’Église dont j’ai la charge mette la proclamation de la bonne nouvelle aux non-croyants en priorité. Je reste attentif à garder les pieds sur terre, pas uniquement à penser la mission qui nous a été confiée mais aussi surtout à la vivre, motivé par ses enjeux.

Le Maillon : Pourrais-tu parler d’une matière que tu as étudiée à l’Institut qui a été particulièrement bénéfique pour ton ministère ?

Aurélien : Je dois beaucoup à l’Institut. Les fondements de ma foi – je le dis honnêtement –, je les ai reçus à l’IBB. J’étais jeune converti lorsque je suis arrivé, plein de bonne volonté et de fougue mais franchement, c’est mon analyse (et celle de mes proches) pas très affermi dans la parole.

Ce qui veut dire que toutes les matières, à plus ou moins grande échelle, m’ont été d’une grande utilité pour ma spiritualité et donc mon ministère. Néanmoins, si je dois trier, je dois dire que la discipline théologique qui me sert le plus est la théologie biblique des alliances. C’est certainement dû au fait qu’une grande partie de mon ministère est occupé par les parcours de découverte ou de redécouverte de la foi chrétienne. Cette matière m’a donc grandement aidé à avoir une perception claire du plan de Dieu, qui respecte la révélation progressive de la Bible, alliance par alliance. Elle m’a donc aussi forcément aidé à pouvoir, au quotidien, dans mes parcours découverte, mieux expliquer cette révélation, sans m’éparpiller, en mettant en avant les points saillants de la parole.

Je peux dire, par la grâce de Dieu, que j’ai vu bien des conversions dans mes parcours de foi mais aussi des chrétiens qui sont devenus plus affermis par une meilleure compréhension de l’Écriture.

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Calendar21 juin 2021